Pour sortir de sa bulle : Réforme de l’immigration aux États-Unis

Comment sortir de ses propres ornières politiques et médiatiques à l’ère des réseaux sociaux et des algorithmes qui s’adaptent à nos opinions ? Le Devoir vous propose trois textes pour sortir de votre bulle.

Au menu cette semaine : les sénateurs républicains Tom Cotton et David Perdue ont présenté mercredi un projet de réforme du système d’immigration des États-Unis — le RAISE Act. Le projet législatif est soutenu par le président Trump et a déjà suscité de nombreuses réactions. Réduire l’immigration — même légale, ce que propose cette réforme — est l’un des rares thèmes qui semblent unifier la plupart des conservateurs américains.

Les textes choisis viennent de la presse américaine et sont donc en anglais.

 

Un cadre légal à revoir

Contrer l’immigration illégale est une question importante, prioritaire même selon Mark Krikorian, qui est directeur général du Center for Immigration Studies, un think tank basé à Washington qui le décrit comme un « un expert reconnu à l’échelle nationale en matière d’immigration ». Mais à long terme, les règles qui encadrent l’immigration légale sont tout aussi importantes, insiste-t-il dans The National Interest où il collabore régulièrement. C’est pourquoi il appuie la proposition de réforme, qu’il salue comme un effort encourageant pour rouvrir le débat sur les contours de la politique d’immigration fédérale.

 

Extrait : « As Cotton said at the White House event today, our current immigration program is “an obsolete disaster”. Fixing it to admit fewer unskilled workers, phase out chain migration, and simplify the admission of truly exceptional talents would be an enormous accomplishment. »

 

Traduction libre : « Comme l’a déclaré [le sénateur Tom] Cotton lors de l’événement de la Maison-Blanche aujourd’hui [mercredi], notre programme d’immigration actuel est “un désastre obsolète”. Le corriger en admettant moins de travailleurs non qualifiés, en éliminant l’immigration à la chaîne et en simplifiant l’admission de talents vraiment exceptionnels constituerait un énorme exploit. »

Lisez l’article: « Why Trump Is Right about Immigration »

 

 

Un bon début

Les détracteurs du RAISE Act et autres apologistes de l’ouverture des frontières commettent l’erreur de s’abandonner à leurs bons sentiments, nous dit cet éditorial du Washington Times. Personne n’a le droit de s’installer aux États-Unis, et chaque nation a le droit de définir ses propres règles en matière d’immigration. Le média se range du côté des conservateurs qui soutiennent cette réforme, en affirmant que la législation proposée préparera la voie à un système d’immigration plus intelligent en plus de protéger la main-d’oeuvre américaine.

 

Extrait : « America will always be a nation of immigrants ; it’s in our DNA. Immigrants will always be welcome, just not everybody all at once. America is the land of opportunity, with harmony and good order. That’s why immigrants want to come here. We owe it to prospective immigrants, as well as to our children and grandchildren, to keep it that way. »

 

Traduction libre : « L’Amérique sera toujours une nation d’immigrants ; c’est dans notre ADN. Les immigrants seront toujours les bienvenus, seulement pas tout le monde en même temps. L’Amérique est une terre d’opportunité, où règnent l’harmonie et la discipline. C’est pourquoi les immigrants veulent venir ici. Pour les potentiels immigrants, ainsi que pour nos enfants et petits-enfants, nous nous devons de la garder ainsi. »

Lisez l’article: « A good start on immigration reform »

 

 

En anglais, s’il vous plaît

L’annonce du soutien du président Trump au projet de réforme a donné lieu à des débats tranchés au couteau, dont un échange entre Jim Acosta, journaliste pour CNN, et Stephen Miller, conseiller principal du président en matière de politiques. C’est sur cet échange que revient ici David Harsanyi, dans The Federalist. Dans son échange avec Miller, Acosta sous-entend que cette réforme trahit une certaine tradition américaine en imposant de nouvelles conditions à l’immigration, comme l’obligation de parler anglais. Harsanyi accuse la gauche d’avoir fait d’une immigration ouverte une sorte de mantra. Le chroniqueur remet en question l’idée qu’il soit « anti-américain » d’imposer des critères de sélection aux immigrants.

 

Extrait : « Is it un-American to give preference to immigrants who have already shown the propensity to assimilate ? Is it un-American to prioritize immigrants who have skills in jobs we need filled ? Is any reform of immigration […] un-American ? »

 

Traduction libre : « Est-ce anti-américain de privilégier les immigrants ayant déjà montré une propension à s’assimiler ? Est-ce anti-américain de prioriser les immigrants qui possèdent des compétences dans des emplois que nous devons combler ? Toute réforme de l’immigration est-elle […] anti-américaine ? »
Lisez l’article: « CNN’s Jim Acosta Read The Statue Of Liberty Poem, Had A Meltdown When Someone Suggested Immigrants Be Able To Read It, Too »

 

ledevoir.com

 

 

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